LES PANTAGRUÉLIQUES REPAS DES DESSINATEURS DU JOURNAL TINTIN (1947)

Nul doute que pour cette superbe illustration, Hergé s’est certainement « inspiré » des pantagruéliques banquets que Raymond Leblanc (Directeur du Journal Tintin) organisait une fois par an à l’Auberge du Château de Beersel (ambiance typiquement breughélienne) pour le déjeuner de fin d’année des dessinateurs du journal.

Il s’agit de la couverture du Journal TINTIN du 2 janvier 1947. Pour les vœux de la nouvelle année, Hergé s’est amusé à représenter autour d’une table les héros du journal ainsi que les dessinateurs de cette époque : Hergé, Jacobs, Laudy, Cuvelier…Et savourez tous les petits détails amusants : Haddock et toutes les bouteilles planquées sous sa chaise, Jacobs avec une mitraillette accrochée au dossier de la sienne, Laudy et son inséparable cornemuse… Raymond Leblanc raconte même que les 3 premières années, Jacques Laudy habillé en Écossais avec un kilt animait le repas en jouant de la cornemuse.

POURQUOI HERGÉ A-T-IL DESSINÉ UN CHEVAL À TABLE ?

La présence d’un cheval assis à table, au milieu des convives mérite une petite explication : C’est une allusion non déguisée à la série que publiait Jacques Laudy dans les premiers numéros du Journal Tintin et qui avait pour titre « La légende des 4 fils Aymon ».

Charlemagne avait offert à l’un des 4 frères un cheval bien particulier :  le cheval Bayard qui était doté de pouvoirs extraordinaire (porter les quatre frères en même temps ou encore franchir des vallées d’un seul saut).

Ci-dessous extrait d’une case du journal Tintin numéro 2 de 1946.

Illustration à la plume représentant Tintin, Milou et Haddock de plain pied réalisée à l’Auberge des Chevaliers à Beersel où se tenait le diner annuel de l’équipe du journal Tintin. Dédicacée, signée et datée du 4 septembre 1958.

Ci-dessus le livre d’or de l’auberge du Chevalier. Ce restaurant proche de Bruxelles, situé face à l’édifice moyenâgeux, fut le théâtre de nombreuses rencontres dans de nombreux domaines. Outre sa présence dans le cadre du célèbre Bob et Bobette « Le Trésor de Beersel », elle fut le cadre des célèbres banquets annuels organisés par Raymond Leblanc et Hergé pour les Editions du Lombard.

JACQUES LAUDY GRAND JOUEUR DE CORNEMUSE.

Amoureux de l’Écosse, c’est dès 1928 que Jacques Laudy se prend de passion pour les cornemuses, notamment celles des Highlands.

En 1940, Jacques Laudy réalise sa première cornemuse de type brueghelien (deux bourdons parallèles reposent sur l’épaule), elle fait partie des collections du MIM (Musée des instruments de musique à Bruxelles).

Il a été également restaurateur de cornemuses pour ce musée.

Grâce aux conseils de son ami Polig Monjarret, l’un des fondateurs de la revue Ar Soner, il va aussi fabriquer des binious Koz (cornemuse bretonne). A la fin des années 1970, il cesse ses fabrications mais il continue de s’intéresser aux cornemuses et il va léguer une dizaine de cornemuses au Musée de Brest.

 

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2 commentaires


  1. sous la tête du cheval Bayard on distingue une veste de couleur orange : ne serait-ce pas Renaud, le quatrième fils Aymon qui devait se cacher des sbires de l’empereur Charlemagne pour avoir tué son neveu Bertolai lors d’un duel ??? ???
    et entre Jo et Maugis, en tenue « polaire », est bien l’ingénieur Legrand ??? ???

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