QUI SE CACHE DERRIÈRE LE PROFESSEUR BERGAMOTTE… ?

 

Il semblerait que soit le professeur Jean CAPART,  (21 février 1877 – 16 juin 1947), Égyptologue, fondateur de l’égyptologie belge, conservateur de musées et professeur d’université.

Ce dernier a aussi, semble-t-il  aussi inspiré Edgar-Pierre Jacobs qui l’a caricaturé sous les traits du Dr Grossgrabenstein (Blake et Mortimer. Le Mystère de la Grande Pyramide).

Passionné par l’Égypte dès son plus jeune âge, il donne sa première conférence illustrée à l’âge de quinze ans. Lorsqu’il termine ses humanités gréco-latines en 1893, il n’existe pas encore en Belgique d’enseignement organisé en égyptologie. C’est la raison pour laquelle il entreprend des études de droit, d’abord au Collège Notre-Dame de la Paix à Namur (l’actuelle Université de Namur), puis à l’Université Libre de Bruxelles. En juillet 1898, il décroche son diplôme de docteur avec une thèse consacrée à l’histoire du droit pénal égyptien ancien.

Aux Musées royaux des Arts décoratifs et industriels de Bruxelles, la carrière de Capart s’étire sur un demi-siècle : entre 1897 et 1947. Durant ce demi-siècle, on le retrouve au cœur de tous les grands travaux et de toutes les réformes.

Jean Capart tarde à fouiller lui-même en Égypte. Faute de moyens… Au total, sur les treize voyages qu’il effectuera dans ce pays au cours de sa vie, six seulement seront consacrés à des fouilles.

Signalons aussi que dans les années 1908-1909, il est la victime naïve d’une escroquerie retentissante : l’affaire des faux scarabées de Néchao. Ayant acheté deux scarabées relatant une soi-disant circumnavigation de l’Afrique à l’époque du pharaon Néchao II (7e s. av. J.-C.), il est mis en échec par des savants prussiens qui démontrent que ces scarabées sont faux. Tandis que les faussaires sont arrêtés et condamnés, il doit lui-même faire face à une violente campagne de dénigrement dans la presse avant de parvenir à rétablir sa réputation scientifique.

Le principal tournant de la carrière de Jean Capart se produit durant l’hiver 1922-1923 lorsque la reine Élisabeth et le prince héritier Léopold lui proposent de les accompagner en Égypte où ils ont été invités à assister à l’ouverture officielle de la chambre funéraire du pharaon Toutankhamon. Le 18 février 1923, il lui échoit ainsi l’honneur d’être l’un des premiers et des seuls égyptologues au monde à pouvoir pénétrer dans le célèbre tombeau avant qu’il ne soit vidé de son précieux contenu.

En 1940, il achève la mise à l’abri des collections du Cinquantenaire et devient président de l’Académie royale de Belgique. Durant la Seconde Guerre mondiale, ne pouvant plus quitter la Belgique, il poursuit ses travaux et s’efforce de maintenir les liens entre égyptologues de toutes nationalités. Connu pour son hostilité au national-socialisme, il est dénoncé à la gestapo par l’égyptologue allemand Hermann Grapow. Il subit alors des pressions telles qu’il doit renoncer à ses fonctions à la tête du Cinquantenaire.

À l’automne 1945, les hostilités finies, il retourne en Égypte. Mais, en février 1946, après avoir appris l’incendie du Musée du Cinquantenaire et avoir lui-même échappé à la mort lors d’une émeute nationaliste au Caire, il décide de rentrer en Belgique plus tôt que prévu. Au printemps 1947, bien qu’âgé de 70 ans, il accepte la présidence de la nouvelle Association égyptologique internationale. Mais, quelques semaines plus tard, le 16 juin 1947, il décède à la clinique Saint-Joseph d’Etterbeek des suites d’une opération chirurgicale.

 

 

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