PAUL REMI : LE FRÈRE DE HERGÉ DANS UN ALBUM

Ou plutôt l’inverse🙂! Pour le Colonel Spontz (dans L’Affaire Tournesol), Hergé semble s’être inspiré non seulement de son frère Paul, mais aussi et surtout des uniformes allemands des années 40. Hitler, paraît-il accordait une grande importance au prestige de l’uniforme et à la crainte que ce dernier devait inspirer.

On découvre de drôles de choses….

Hitler avait fait appel à une petite société de confection qui a très vite pris une grande ampleur grâce aux volumes de commandes qui lui furent passés.

Pour info, cette société existe encore. Il s’agit de Hugo Boss… Dès 1931, Hugo Ferdinand Boss adhère au Parti nazi. De 1931 à la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1945, Hugo Boss contribue à la production des uniformes militaires du Troisième Reich, tout d’abord pour la première milice d’Hitler les chemises brunes puis ceux des SS, des Jeunesses hitlériennes et de la Wehrmacht

…. Et tout cela avec « l’aide » de 140 travailleurs forcés et 40 prisonniers de guerre français.


LE FRÈRE DE HERGÉ : C’EST LE COLONEL SPONSZ !

Hergé s’en servit comme modèle dans L’Affaire Tournesol pour le colonel Sponsz. 

Hergé avait un frère cadet : le major Paul Remi, militaire de son état et brillant cavalier, que le créateur de Tintin dessina dans L’Affaire Tournesol sous les traits du colonel Sponsz.

Ce dernier avait lui aussi un joli coup de crayon. Dans les années soixante, lassé par une armée désormais sans cavalerie à cheval, il consacre son temps libre au dessin et, très vite, fait preuve d’un talent remarquable. Passionné d’équitation et lui-même cavalier émérite, il croque avec justesse et humour sa plus noble conquête. Une partie de ses dessins furent publiés à l’époque par les Editions du Lombard dans un petit livre d’initiation à l’équitation intitulé : « En selle, les jeunes ! ».

Voilà comment son fils le décrivait :

« … C’était un de ces personnages de roman à la Jean Raspail… Fier, idéaliste, loyal, mais aussi fanfaron et tonitruant, il ne laissait personne indifférent et avait en commun avec Hergé cette capacité d’observer ses semblables avec un esprit et une causticité étonnante. Au-delà de leurs différences et quoi qu’en disent certains exégètes d’Hergé, les deux frères, entretenaient une réelle complicité. Agaçants l’un pour l’autre il est vrai, mais aussi mutuellement admiratifs…« 

Signalons pour l’anecdote que Paul Remi fut engagé par Raymond Leblanc (fondateur du journal Tintin et passionné d’équitation lui aussi) pour gérer le haras que possédait ce dernier.

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2 commentaires


  1. Raymond Leblanc possédait un manège, pas un haras.

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