L’OREILLE CASSÉE, L’ACCENT (CHANGEANT) DE RAMON BADA

Ramon Bada et son complice Alonzo Perez , chacun d’entre nous se souvient de ce couple d’escrocs que Hergé a particulièrement bien réussi. A la fois stupides et maladroit, ils  interviennent tout au long de l’aventure. Ramon Bada le grand maigre, a tout du danseur mondain pour vieilles dames assidues de thés dansants. Alonzo Perrez, le petit gros, barbu et brutal, se veut le cerveau mais il conçoit des plans qui ratent toujours alors que Ramon n’est que le bras (même si son poignard -sa « navaja »-  n’atteint jamais la cible : « Trop à gauche »)…

Justement, à propos de Ramon Bada, avez-vous remarqué que son accent espagnol fortement accentué ; Tou a raison, Yé suis, Cé soir, Ouné perrouque, Y’aurai Youré, etc… varie très souvent entre la première publication dans le Petit Vingtième en 1936 et l’édition couleurs de 1943. Parfois il a l’accent dans la version noir et blanc et ne l’a plus dans la version couleurs et parfois c’est l’inverse…

Il y en a beaucoup d’autres… Amusez-vous à les retrouver.

Et, si vous ne possédez pas l’édition noir et blanc de 1943 (estimation, environ 2 000€) vous pouvez acquérir le fac similé noir et blanc aux éditions Casterman… beaucoup, beaucoup moins cher…

 

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Un commentaire


  1. C’est l’occasion (me semble t il ) de citer deux hommes politiques Espagnols contemporains de la parution de L’oreille cassée ,les frères M et J Badia (exécutés à Barcelone en 1936 ) et très influents dans les milieux politiques catalans nationalistes ,et à tendances franchement fascistes entre 1930 et 1936 ! Mais peut être est ce une simple coincidence ……….ou pas !

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