HERGÉ A CONDUIT LES VOITURES DE TINTIN – VIDÉO

Hergé aimait les belles voitures. Il adorait la vitesse. Ses voitures avaient longtemps été des sportives, nous dit Benoit Peeters, à la limite de la catégorie bolides. Il aimait conduire très vite, parfois sur des anneaux ou des pistes de performance

Hergé a toujours été un grand amoureux des véhicules automobiles, au point d’acheter les modèles qui lui plaisaient le plus dès qu’il en a eu les moyens. Si l’on compte 79 modèles reproduits dans les aventures de Tintin, seules 4 voitures ont été acquises par Hergé :

L’OPEL OLYMPIA CABRIOLET

L’ Opel Olympia du Le Sceptre d’Ottokar, la voiture des espions syldaves, est la même que celle que Hergé possédait à l’époque. En effet, Hergé s’offrit sa première voiture en 1938 à l’âge de 31 ans. Et ce fut, bien évidemment une Opel Olympia Cabriolet Coach. C’est sans doute la raison pour laquelle il choisit de dessiner cette dernière pour le Sceptre d’Ottokar. Voici ce qu’il en dit :

“Je l’avais achetée aux Établissements Paul Cousin. Pendant la guerre, je l’avais cachée dans une grange, car les Allemands réquisitionnaient les voitures. Je n’ai donc pas beaucoup roulé avec. En plus l’essence était quasi introuvable. Puis je l’ai prêtée à un médecin… A la Libération, elle s’est faite un peu pliée par un gros camion américain…”.

L’IMPÉRIA MÉSANGE

Peu de gens le savent, Hergé a également été le propriétaire d’une ‘Impéria Mésange’ qu’il a dessinée dans le Crabe aux Pinces d’Or, remorquée par une dépanneuse. Un modèle de 1940, acheté d’occasion.

Germaine devant L’Impéria

Les automobiles Impéria étaient fabriquées à Nessonvaux, en Belgique et le modèle ‘Mésange’ était une ‘Adler’ construite sous licence avant-guerre (1932). Signalons que cette Impéria a dû être acquise début 1947 (Si Philippe Goddin peut nous le préciser) en remplacement de sa Peugeot d’occasion achetée en 1946 que son vendeur avait qualifiée de « Petite Merveille ». Elle était tellement « capricieuse » que Hergé la revendit à perte pour acheter l’Impéria.

Il semblerait que cette Impéria ne lui ait pas donné beaucoup de satisfaction et qu’un jour de 1947, elle soit tombée en panne d’embrayage, en plein Bruxelles, obligeant Hergé à rentrer en Tram.

LA LANCIA APRILIA

Une Lancia Aprilia (Tintin au pays de l’Or Noir), qualifiée par Hergé de « vraie automobile ». Tintin conduit cette voiture qui appartient à l’Emir Ben Kalish Ezab. Hergé avait fait l’acquisition d’une superbe Lancia Aprilia avec conduite à droite qu’il inaugura en partant pour la Suisse avec son épouse Germaine. Au volant de cette petite merveille ultramoderne il s’adonne enfin au plaisir de la vitesse, faisant parfois monter le compteur jusqu’à 140 kilomètre à l’heure. C’est avec cette voiture que le dimanche 17 février 1952 se produire le grave accident dont Germaine sera victime et qui la laissera boiteuse à vie.. Sur la route qui mène de Céroux à Mousty, alors que Hergé s’apprête à dépasser une petite Renault qui roule un peu trop tranquillement à son goût, le conducteur tourne brusquement à gauche pour prendre une petite route de campagne. Les deux voitures sont en miettes. Ni Georges ni le conducteur de l’autre véhicule ne sont blessés, mais Germaine hurle de douleur.

PORSCHE  356

Les trois premières ont eu le privilège d’être conduites par Tintin, contrairement à la Porsche 356 bleue qui n’est présente qu’à travers le regroupement de voitures du Volant club dont le président est Séraphin Lampion, elle porte le numéro 8, c’est dans la dernière vignette de l’album Coke en stock.

En revanche pas d’apparition de l’Alfa Roméo dans les albums, pourtant Hergé en a possédé une comme le prouve la photo ci-dessous :

UN GRAND SOUCI DE RÉALISME

Hergé a collaboré de 1937 à 1939 avec La revue Ford, publiée en Belgique. Et dès les premiers albums, Hergé s’est préoccupé de dessiner les voitures avec un grand souci de réalisme documentaire : rappelez-vous de la célèbre Ford T dans Tintin au Congo, et de la Lincoln Torpedo Grand Sport dans les Cigares des Pharaon. Mais c’est à partir du Lotus Bleu qu’Hergé reconnait s’être amusé à reproduire le plus fidèlement possible les automobiles. L’automobile fait partie du domaine du rêve pour Hergé : ayant peu de moyens au début de sa carrière, Hergé a pu voyager… et essayer par procuration de nombreux modèles à travers les aventures de son personnage. Mais il faut signaler que Tintin a rarement été propriétaire de ses voitures : seules la Ford T (Tintin au Congo) et l’Amilcar CGS (Tintin au pays des Soviets) ont été acquises par Tintin, mais ces voitures n’ont joué qu’un rôle pratique : Tintin ne les a achetées que pour un voyage bref et déterminé.

Mises à part ces deux exceptions, Tintin ne sera plus jamais propriétaire, mais fera usage d’une multitude d’automobiles, à la fois en tant que chauffeur et passager, libre ou captif.  L’automobile est une alliée indispensable à Tintin, et on peut même affirmer qu’elle a façonné le personnage : sa célèbre houppette est due à un démarrage en flèche dans l’album Tintin au pays des Soviets, mèche rebelle qui ne l’a jamais quitté, symbolisant un adulte responsable avec une âme d’enfant.

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