QUAND HERGÉ RENDAIT UN VIBRANT HOMMAGE À BOB DE MOOR

C’était le 17 avril 1964 à l’Auberge du Chevalier, au cours d’une fête intime qui réunissait le personnel des Studios et leurs conjoints.

Bob de Moor, croqué en 1958 par Jo-El-Azara

Voici un extrait du discours de Hergé qui témoigne des rapports complices qu’il entretenait avec ses collaborateurs

Et plus particulièrement concernant son hommage, sous forme anecdotique et amusante, à son plus proche collaborateur : Bob de Moor :

« Cet homme, un jour, a dessiné une fenêtre de ce château de cauchemar (Il parle bien évidemment du Château de Moulinsart), une fenêtre vue de l’extérieur et à laquelle devait se pencher Tintin. Cette fenêtre, il l’a construite amoureusement, avec son linteau sculpté et orné de festons, d’astragales, de feuilles d’acanthe, avec ses dormants, ses ébrasements, ses feuillures : une fenêtre de château,

Bien.

J’avais simplement oublie de lui dire que la scène se passait la nuit, et ces linteaux sculptés, ces festons, ces astragales, ces feuilles d’acanthe, ces dormants, etc. qui lui avaient demandé des heures et des heures de travail, je les ai fait disparaître sous un noir flot d’encre de Chine.

Eh bien je ne crains pas d’affirmer qu’un homme qui ne me jette pas à la tête le flacon d’encre de Chine grâce auquel je viens de commettre ce forfait, je ne crains pas d’affirmer, dis-je, que cet homme-là est un héros ! (…)

Publication réalisée à partir d’un article  paru dans la Revue des Amis de Hergé, numéro 55, du Printemps 2013

La fenêtre à laquelle Hergé faisait allusion
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